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Texte Libre

" On n'a que l'bon temps qu'on s'donne "

signé : Mémère Roberte (1909-1999)

Cette devise était celle de ma Maman, que ses 6 petits enfants appelaient Mémère Roberte. Aujourd'hui cette maxime est inscrite en lettres blanches sur fond rouge, non sur la cheminée, mais sur le cadre de notre tandem...

J'avais 5 ans quand  mes parents m'ont mis sur un vélo. Il y avait des roulettes qui m'ont permis d'avancer sans tomber, le temps de trouver le bon "coup de pédale", après quoi elles furent démontées et rangées. (à cette époque, on n'avait pas le réflexe "bon coin" et on conservait tout, même ce qui était devenu inutile). Depuis, j'ai utilisé quelques dizaines de bicyclettes, en acier, en alu, en carbone, des VTT, un tandem, avec garde-boue, sans garde-boue, avec et sans éclairage, pour aller à l'école, pour faire la course, pour voyager. Toutes étaient équipées d'un accessoire de forme grossièrement triangulaire sur quoi il fallait s'asseoir, c'était comme ça.

 

 

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J'en ai usé des cuissards et lustré des selles. En cuir, en plastique, légères, dures ou confortables (nous allons voir que ce terme est tout relatif ) Et à chaque début de saison, reprendre le vélo, au mois de mars, se résumait à "faire des heures de selle", la performance recherchée ne venait que vers le mois de juin, après s'être tanné les fesses sur le cuir, le coup de pédale en même temps "s'arrondissait", et  permettait de parcourir des distances assez longues à une bonne moyenne, sans trop souffrir... mais en souffrant quand même. Le vélo a la réputation d'être un sport "dur", un vrai cycliste doit savoir se faire mal. Souffrir sur un vélo, quoi de plus banal ? De gros progrès ont été faits, nos routes sont devenues lisses, les selles souples, les cuissards épais, les pneumatiques confortables. Aujourd'hui, plus personne ne voudrait investir plusieurs milliers d'euros dans une machine à souffrir, et chacun reste maître de son bien être, choisir de laisser s'éloigner les meilleurs dans un col trop long, trop pentu, ou gravi trop rapidement. L'idéal serait d'imaginer une machine qui permette, à performances analogues, de boucler un parcours de 3 ou 400 km et d'annoncer " c'est bizarre, j'ai mal nulle part." Mais cette machine existe. Elle n'est pas nouvelle, déjà, en France dans les années 30, une machine appelée "véloriz" permettait à un illustre inconnu de pulvériser le record de l'heure. Aussitôt, quelques exemplaires furent fabriqués et vendus, puis la mode passa, on ignore pourquoi. (une petite explication, peut-être: vues les performances incroyables de ce vélo, il fut interdit en compétition. Dommage!)

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Nombreux sont ceux qui croient que le vélo couché nous vient des Etats Unis, non, simplement aujourd'hui, un vélo sur deux vendu dans ce pays est un "bent". Aucune firme française n'en fabrique, à part depuis peu le breton "Zockra" qui distille ses bijoux au compte-gouttes, de petites merveilles, telles le "Kouing amann" qui a la particularité d'être à "traction directe" ( roue libre sur roue avant, chaîne courte, pédalier qui accompagne la direction, spécial à conduire !)

  Il y a exactement un an ( février 2011) j'ai trouvé un vélo couché américain de marque Barcroft,

modèle Virginia Titanium et je prends beaucoup de plaisir sur cet engin.

J'ai ainsi parcouru la saison dernière 4500 km couché, autant en tandem avec Martine et à peine 400 km sur mon vélo "droit" classique. 

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Mon enthousiasme est tel que Martine vient d'acquérir un vélo couché de marque Performer, modèle "Agenda" qui attend le début de saison et ses premières sorties avec beaucoup d'impatience. D'autres nouveaux adeptes ne devraient pas tarder à se déclarer et il se pourrait qu'au printemps un peloton de 4 vélos couchés explore les berges du Lac du Bourget et bien plus encore...
Le 11 mars 2012, à l'initiative de Poppy,  17 bentriders ont accompagné les cyclos de Grésy pour leur 1ère sortie officielle: voir la Bande Annonce
                                                                     voir la Vidéo
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Comme chaque année depuis 2001, les cyclos du Revard passent ensemble une semaine de bonheur dans un coin choisi de l'hexagone. Cette année, c'est en Alsace que nous nous sommes retrouvés pour découvrir les belles routes qui serpentent au milieu des vignes, escalader quelques cols du massif des vosges et bien sûr apprécier la gastronomie régionale. Maria Schneider nous a reçus comme des princes dans son gîte très original de Westhalten, près de Rouffach. Au programme de ce séjour, les cols du Markstein, de Firstplan, de Bramont, de la Schlucht, du Calvaire, le Grand Ballon, mais aussi une belle balade outre Rhin, histoire d'offrir aux tandems une petite chance de se dégourdir les roues sur le plat. De retour en Savoie, nous continuons sur la lancée les sorties en altitude, avec un objectif pour la fin de l'été, l'ascension du col routier le plus haut d'Europe, l'Iseran, qui est à notre porte...Quelques photos du séjour sont dans l'album sur ce blog, un Dvd est en préparation, mais ne sera pas montrable avant l'automne...







































La saison cycliste a démarré en douceur pour notre groupe "les cyclos du Revard". La météo exécrable du week-end de Pâques nous a privés de "flèche vélocio" que nous préparions depuis des mois, mais ce n'est plus qu'un mauvais souvenir, le projet continuait de nous hanter jusqu'au dernier week-end de juin où il fut enfin transformé... C'est donc ce samedi matin 28 juin à 6h10 que le groupe de 5 ( 2 tandems et 1 vélo) démarrait de l'hôtel Bellevue en direction du sud. 15 heures et 30 minutes plus tard, nous franchissions au soleil couchant le panneau "Saintes Maries de la Mer", ayant couvert exactement 360 kilomètres entre le lever et le coucher du soleil. Le programme de la "vélocio" exigeait de nous remettre en selle après le dîner pour atteindre Nyons avant 6 heures du matin et boucler ainsi en 24 heures une coquette randonnée de 500 kilomètres. Comme il était minuit, que nous avions tous le fessier en compote et que nous étions bien entamés par nos efforts produits dans la fournaise, nous décidâmes d'un commun accord de transformer cette "flèche vélocio" ( dont la marque déposée ne s'applique que le week-end de Pâques) en "randonnée camarguaise" . Après une bonne nuit dans un mas situé à 10 km sur le chemin du retour, nous pédalâmes 75 km le dimanche matin jusque Villeneuve les Avignon où nos machines prirent place avec nous dans les voitures.445 km couverts depuis samedi matin, ce n'est déjà pas si mal.
Les mois qui arrivent vont nous offrir de belles escapades vers les sommets, beaucoup attendaient cela avec impatience, c'est maintenant !
Vous pouvez voir quelques photos du raid dans l'album "camarguaise".
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