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Texte Libre

" On n'a que l'bon temps qu'on s'donne "

signé : Mémère Roberte (1909-1999)

Cette devise était celle de ma Maman, que ses 6 petits enfants appelaient Mémère Roberte. Aujourd'hui cette maxime est inscrite en lettres blanches sur fond rouge, non sur la cheminée, mais sur le cadre de notre tandem...

26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 11:00

J'avais 5 ans quand  mes parents m'ont mis sur un vélo. Il y avait des roulettes qui m'ont permis d'avancer sans tomber, le temps de trouver le bon "coup de pédale", après quoi elles furent démontées et rangées. (à cette époque, on n'avait pas le réflexe "bon coin" et on conservait tout, même ce qui était devenu inutile). Depuis, j'ai utilisé quelques dizaines de bicyclettes, en acier, en alu, en carbone, des VTT, un tandem, avec garde-boue, sans garde-boue, avec et sans éclairage, pour aller à l'école, pour faire la course, pour voyager. Toutes étaient équipées d'un accessoire de forme grossièrement triangulaire sur quoi il fallait s'asseoir, c'était comme ça.

 

 

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J'en ai usé des cuissards et lustré des selles. En cuir, en plastique, légères, dures ou confortables (nous allons voir que ce terme est tout relatif ) Et à chaque début de saison, reprendre le vélo, au mois de mars, se résumait à "faire des heures de selle", la performance recherchée ne venait que vers le mois de juin, après s'être tanné les fesses sur le cuir, le coup de pédale en même temps "s'arrondissait", et  permettait de parcourir des distances assez longues à une bonne moyenne, sans trop souffrir... mais en souffrant quand même. Le vélo a la réputation d'être un sport "dur", un vrai cycliste doit savoir se faire mal. Souffrir sur un vélo, quoi de plus banal ? De gros progrès ont été faits, nos routes sont devenues lisses, les selles souples, les cuissards épais, les pneumatiques confortables. Aujourd'hui, plus personne ne voudrait investir plusieurs milliers d'euros dans une machine à souffrir, et chacun reste maître de son bien être, choisir de laisser s'éloigner les meilleurs dans un col trop long, trop pentu, ou gravi trop rapidement. L'idéal serait d'imaginer une machine qui permette, à performances analogues, de boucler un parcours de 3 ou 400 km et d'annoncer " c'est bizarre, j'ai mal nulle part." Mais cette machine existe. Elle n'est pas nouvelle, déjà, en France dans les années 30, une machine appelée "véloriz" permettait à un illustre inconnu de pulvériser le record de l'heure. Aussitôt, quelques exemplaires furent fabriqués et vendus, puis la mode passa, on ignore pourquoi. (une petite explication, peut-être: vues les performances incroyables de ce vélo, il fut interdit en compétition. Dommage!)

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Nombreux sont ceux qui croient que le vélo couché nous vient des Etats Unis, non, simplement aujourd'hui, un vélo sur deux vendu dans ce pays est un "bent". Aucune firme française n'en fabrique, à part depuis peu le breton "Zockra" qui distille ses bijoux au compte-gouttes, de petites merveilles, telles le "Kouing amann" qui a la particularité d'être à "traction directe" ( roue libre sur roue avant, chaîne courte, pédalier qui accompagne la direction, spécial à conduire !)

  Il y a exactement un an ( février 2011) j'ai trouvé un vélo couché américain de marque Barcroft,

modèle Virginia Titanium et je prends beaucoup de plaisir sur cet engin.

J'ai ainsi parcouru la saison dernière 4500 km couché, autant en tandem avec Martine et à peine 400 km sur mon vélo "droit" classique. 

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Mon enthousiasme est tel que Martine vient d'acquérir un vélo couché de marque Performer, modèle "Agenda" qui attend le début de saison et ses premières sorties avec beaucoup d'impatience. D'autres nouveaux adeptes ne devraient pas tarder à se déclarer et il se pourrait qu'au printemps un peloton de 4 vélos couchés explore les berges du Lac du Bourget et bien plus encore...
Le 11 mars 2012, à l'initiative de Poppy,  17 bentriders ont accompagné les cyclos de Grésy pour leur 1ère sortie officielle: voir la Bande Annonce
                                                                     voir la Vidéo
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Published by christian BACQUET - dans Roulons couchés
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 16:02

Comme chaque année depuis 2001, les cyclos du Revard passent ensemble une semaine de bonheur dans un coin choisi de l'hexagone. Cette année, c'est en Alsace que nous nous sommes retrouvés pour découvrir les belles routes qui serpentent au milieu des vignes, escalader quelques cols du massif des vosges et bien sûr apprécier la gastronomie régionale. Maria Schneider nous a reçus comme des princes dans son gîte très original de Westhalten, près de Rouffach. Au programme de ce séjour, les cols du Markstein, de Firstplan, de Bramont, de la Schlucht, du Calvaire, le Grand Ballon, mais aussi une belle balade outre Rhin, histoire d'offrir aux tandems une petite chance de se dégourdir les roues sur le plat. De retour en Savoie, nous continuons sur la lancée les sorties en altitude, avec un objectif pour la fin de l'été, l'ascension du col routier le plus haut d'Europe, l'Iseran, qui est à notre porte...Quelques photos du séjour sont dans l'album sur ce blog, un Dvd est en préparation, mais ne sera pas montrable avant l'automne...







































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Published by christian BACQUET - dans Cyclotourisme
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 21:16
La saison cycliste a démarré en douceur pour notre groupe "les cyclos du Revard". La météo exécrable du week-end de Pâques nous a privés de "flèche vélocio" que nous préparions depuis des mois, mais ce n'est plus qu'un mauvais souvenir, le projet continuait de nous hanter jusqu'au dernier week-end de juin où il fut enfin transformé... C'est donc ce samedi matin 28 juin à 6h10 que le groupe de 5 ( 2 tandems et 1 vélo) démarrait de l'hôtel Bellevue en direction du sud. 15 heures et 30 minutes plus tard, nous franchissions au soleil couchant le panneau "Saintes Maries de la Mer", ayant couvert exactement 360 kilomètres entre le lever et le coucher du soleil. Le programme de la "vélocio" exigeait de nous remettre en selle après le dîner pour atteindre Nyons avant 6 heures du matin et boucler ainsi en 24 heures une coquette randonnée de 500 kilomètres. Comme il était minuit, que nous avions tous le fessier en compote et que nous étions bien entamés par nos efforts produits dans la fournaise, nous décidâmes d'un commun accord de transformer cette "flèche vélocio" ( dont la marque déposée ne s'applique que le week-end de Pâques) en "randonnée camarguaise" . Après une bonne nuit dans un mas situé à 10 km sur le chemin du retour, nous pédalâmes 75 km le dimanche matin jusque Villeneuve les Avignon où nos machines prirent place avec nous dans les voitures.445 km couverts depuis samedi matin, ce n'est déjà pas si mal.
Les mois qui arrivent vont nous offrir de belles escapades vers les sommets, beaucoup attendaient cela avec impatience, c'est maintenant !
Vous pouvez voir quelques photos du raid dans l'album "camarguaise".
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Published by christian BACQUET - dans Cyclotourisme
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 17:37
065La-Madeleine-copie-1.JPGL'étape du Tour terminée, l'appel des sommets devenait pure distraction et ne rentrait pas dans une logique de préparation, nous n'avions alors pour seul objectif que "nous faire plaisir "
A peine rentrés de notre voyage en Ariège ( semaine du club, devenue traditionnelle) nous nous attaquions au géant de Savoie : le Galibier. Rainer, un de nos amis d'Olfen, s'offrait son 1er grand col, 2645 mètres !
Au départ de St Michel de Maurienne, il nous faut d'abord franchir le Télégraphe, puis redescendre sur Valloire et enfin nous confronter à l'une des plus belles ascensions de toutes les Alpes françaises...
Puis des noms prestigieux et mythiques se mirent à défiler dans toutes les têtes, c'est ainsi que nos maillots bleus se retrouvèrent les dimanches suivants au sommet du col de la Madeleine, par Chaussy,  à l'Alpe d'Huez, options Sarenne et deux Alpes, au Cormet de Roselend descente par le bucolique "col du pré", à la Croix Fry avec pique-nique Aux confins, sans oublier les proches Mont du Chat, Granier, Cucheron.
Nous avons eu la bonne surprise de voir revenir dans notre peloton ( enfin plus souvent devant ) les jeunes Florent et Loïc, de vrais chamois se demandant à chaque sommet pourquoi la route n'allait pas plus haut !



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la belle descente du Col de Sarenne


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devant le village de Mons dans le Var


Ayant écumé les sommets de haute-savoie, de savoie et d'isère, 7 membres du club ont du chercher d'autres routes dans la région de Bargemon, en bouclant le très beau circuit des villages perchés du haut-var.



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traversée du Montcel





En fin de saison, ce fut un vrai plaisir de redécouvrir nos routes baujues en compagnie de  nos nouvelles cyclotes, Evelyne et Sylvie, délaissant  leur "home-trainer", et annonçant d'ambitieux projets pour 2008...
Aujourd'hui la neige a recouvert nos chemins et les vélos sont remisés à la place des skis de fond ou de rando pour les uns, des raquettes pour les autres.
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Published by christian BACQUET - dans Cyclotourisme
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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 20:42

Tout le monde était au rendez-vous le jeudi 20 septembre  pour démarrer la saison 2007-2008.
Nous avons commencé avec deux cours, un le matin de 9h à 11h  et un le  soir de 18h30 à 20h30, puis un troisième cours a pu être mis en place l'après midi de 14h à 16h. Nous sommes actuellement 20 adhérents et au mois de janvier 08, 3 autres viendront nous rejoindre . Six nouvelles sont venus grossir l'effectif.

La mairie de Trévignin met à notre disposition la salle tous les jeudis et nous a octroyé une armoire, ce qui nous rend un grand service pour ranger tout le matériel.

Muriel nous a préparé pendant les grandes vacances 5 projets à réaliser pour la saison 2007 2008.
Nous pouvons dire que le premier projet, l'armoire à clefs, a été réalisé et terminé par la plupart d'entre nous avec beaucoup de satisfaction, les nouvelles ont bien sûr fait des séries de gouttes et les motifs typiques de la peinture paysanne . Deux élèves ont pu échapper à ce travail fastidieux (je parle de Brigitte et Malou....)  Chacune avance à son rythme. Le 2e projet, 3 flocons avec 3 motifs différents pour Noël est commencé. 
Dans l'album photo vous pouvez découvrir les nouvelles images ainsi que les motifs réalisés.

Après NOËL nous réaliserons un bouquet de coquelicots sur un coeur avec un bandeau de bienvenue, un écureuil ( je ne connais pas encore le support pour ce motif) et un ours entouré de jouets traditionnels sur une boîte . Bien sûr les supports sont proposés mais vous pouvez très bien en choisir d'autres à votre convenance

Il reste six séances avant les vacances de NOËL, largement le temps de terminer les flocons ou autres sujets commencés.

Françoise, Monique et moi même sommes à votre écoute pour tous renseignements

A jeudi
Martine

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Published by Martine BACQUET - dans Vie associative
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 09:55
L'été 2007 restera gravé dans les mémoires des membres du CC Revard de Trévignin. Jamais l'appel des sommets ne fut plus pressant et le petit plateau autant sollicité que durant les mois de juillet, août, septembre de l'an 2007...C'est en juillet que tout a commencé lorsque le club se permit d'aligner à la difficile épreuve de "l'Etape Du Tour" pas moins de 8 concurrents. DSC05084.JPG
Pour la circonstance, la "semaine du club", devenue traditionnelle, nous emmenait dans les Pyrénées,  près de St Girons, à Cominac exactement. Comme d'habitude, plus de vingt personnes participaient à cette semaine sportive.DSC05098.JPG
La fameuse "étape du Tour ", faut-il le rappeler, est une course ouverte aux cyclosportifs ( c'est à dire cyclistes amateurs, hommes ou femmes de tous âges ). Elle se déroule chaque année au mois de juillet sur le parcours de l'étape de montagne la plus difficile du Tour de France, le vrai Tour, une semaine avant les professionnels. Foix-Loudenvielle, c'est 200 km, 5 cols, et 4000 mètres de dénivelée positive, les connaisseurs apprécieront...Ce défi fut lancé dès le mois d'octobre 2006, par notre ami allemand Rainer Jung, d'Olfen et bien sûr relevé par 7 cyclos inconscients membres du Club du Revard, dont vous trouverez les noms ci-après  :
Josette Vibert et Fanny Borel-Garin, Sylvain Bacquet, Eric Steinhauser, Philippe Morin, Christian Michaud et Christian Bacquet. L'inscription groupée fut envoyée au mois de février et nos N° de dossards, dans les 6000, laissaient prévoir un placement sur la ligne de départ à l'arrière du peloton, c'est à dire un départ retardé de près de 45 mn par rapport aux premiers, ceux qui bénéficient d'un dossard prioritaire, les habitués ou les VIP... P7160067.JPGP7160064.JPG
Cette année, sur la ligne de départ, on pouvait reconnaître : Greg Lemond, Paul Belmondo et  Abraham Olano. 
Une épreuve comme l'Etape du Tour, surtout la cuvée 2007, ne se fait pas en se promenant, les organisateurs le savent bien et ne tiennent pas à ce que les routes soient fermées tard dans la soirée, aussi, voitures-balai, autocars et semi-remorque sont prévus, les participants d'aujourd'hui n'ont ni les cuisses de Vinokourov ni les bidons de Rasmussen. De notre club, Eric fut le premier à comprendre qu'il fallait prendre le large et laisser à bonne distance les funestes fourgons et leurs sinistres mégaphones. Pour lui, pas de problème, pas de temps perdu aux ravitaillements, cols vite escaladés et vite descendus, rentré dans les délais, médaille, diplôme et au revoir, personne ne l'a revu...
Pour les autres, le scénario fut différent. Ambiance cyclo, regroupement au sommet de chaque col, on attend le dernier et on repart. Ravitaillements : c'est convivial, on traîne, il y a de la musique, on se croirait à l'Ardéchoise, erreur ! C'est l'Etape du Tour, ici on ramasse sans vergogne les attardés...Au 3ème col, le Col de Mente, après nous être copieusement ravitaillés, soigné les crampes pour certains,  le regroupement général s'effectue ( 8 moins Eric, soit 7) et la rumeur devient menaçante " voiture balai à 10 minutes..." Nous nous jetons dans la descente pour tenter d' y échapper, avec l'énergie du "sauve qui peut, chacun pour soi" 
Je me retrouve bientôt seul avec Josette qui a fait une descente exceptionnelle. Lorsque nous arrivons tous deux au pied du Port de Balès, nous craignons que Fanny , Sylvain, Philippe, Rainer et Christian ( Michaud) ne se soient pas assez méfiés et invités à rentrer en autocar. La pente est assez douce au début, mais bientôt les fameuses "marches d'escalier" qui caractérisent ce col rendent pénible l'ascension. De plus en plus de concurrents sont à pied et poussent leur vélo. Les crampes me reprennent, Josette est aérienne, elle prend le large, je marche à côté de mon vélo et progresse à 4km/h. Un rapide calcul me remet en selle, si je n'accélère pas, c'est Norbert ( Dentressangle) qui ramènera mon vélo ! Après la belle descente du Port de Balès, je me retrouve dans "Peyresourde", des dizaines de concurrents ont posé leur vélo contre le muret et attendent la voiture. Josette doit être loin. Je monte ce dernier col en surveillant les camionnettes qui ramassent, deux lacets plus bas, les concurrents hors délai. Certains parlementent, négocient, refusant de finir en voiture, le sommet n' est plus qu'à 500 m, même à pied, je dois l'atteindre avant que les voitures ne me rattrappent, ensuite je n'aurai plus qu' à dévaller sur Loudenvielle. En passant la ligne, je vois Josette toute souriante, nous nous félicitons mutuellement, nous avons autour du cou la médaille tant convoitée. Eric est déjà reparti. Les autres ont été contraints de monter dans le bus. 
Notre plan est déjà prêt pour l'année prochaine: nous aurons chacun un tableau de marche personnalisé, nous passerons le moins de temps possible aux ravitaillements, et ne perdrons pas de précieuses minutes à nous attendre mutuellement. 
Durant notre séjour en Ariège, nous avons gravi ensuite le Col d'Agnès ( pour cette ascension, Hjördis prenait la place de Brigitte sur le tandem bleu, et Monique remplaçait Martine à l'arrière du tandem rouge ) puis la mythique ascension du Plateau de Beille, avec une arrivée au sommet enveloppé de nuages.P7180154.JPGP7200196.JPG
Cette semaine pyrénéenne n'est que le début d'une grande moisson de cols prestigieux, que vous pourrez-découvrir dans le prochain article : " les boulimiques de l'été 2007". En attendant, vous pouvez voir d'autres photos de cette semaine en Ariège dans l'album du même nom.
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Published by christian BACQUET - dans Cyclotourisme
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 17:00
Samedi 26 mai. 14ème jour : Bratislava-Komarom  122 km

Avant le départ, je remplace un maillon de la chaîne droite de "Mémère Roberte"qui est vrillé depuis 3 jours (la chaîne, tombant du petit plateau, s'était coincée dans la montée de Dürnstein.) Le maillon tordu produit un couinement très désagréable qui fait passer notre belle machine pour un vieux clou...P5260007.JPG A 8 heures, nous traversons le pont et nous retrouvons sur une large route coincée entre deux bras du Danube. Après Cunovo, km 16, nous franchissons un barrage de  2500 mètres. Le fleuve est maintenant divisé en deux bras : le droit, le plus étroit, est la frontière slovaquo-hongroise. L'autre,  entièrement slovaque, large de 3 km par endroits, s'appuie sur la digue où nous circulons. Belle ligne droite de 30 kilomètres sans une tache d'ombre,  fréquentée  par des jeunes filles en roller, et en maillot de bain... bronzage garanti.
 P5260016.JPGEn regardant loin à gauche, nous distinguons à peine l'autre rive. Comme en baie de somme, une forte odeur de marée, de belles vagues soulevées par le vent, des mouettes et des goélands, rares. C'est le royaume des canards à tête rouge. Sur la droite, le bras le plus étroit  s'est séparé en une quantité d'autres bras qui serpentent entre les 2 principaux, engendrant mares et étangs, où évoluent tranquillement hérons et cigognes. En fait, cette digue est réservée aux rollers, les cyclistes doivent emprunter une autre voie, aussi lisse et large que celle-ci, mais en contre-bas, donc sans la vue unique offerte ici. Au bout de la digue, la route passe sur le fameux barrage de "Gabcikovo" et traverse le bras gauche, nommé "Privodny kanal" en amont et "Odpadovy Kanal" en aval. Nous pédalons encore 8 km pour atteindre Sap, où les 2 bras réunis forment à nouveau le seul et vrai Dunaj... C'est pourtant à ce confluent que la Donauradweg décide de s'écarter du fleuve pour divaguer dans la campagne slovaque. Nous n'avons pas d'autre choix que la suivre; à partir de Medved'ov, nous commençons à nous inquiéter de notre repas, Kl'ucovec puis Cicov. C'est dans ce dernier village que nous trouverons un bistrot sordide où nous ne pouvons nous faire comprendre, ni en anglais, ni en allemand, encore moins en français, nous n'avons bien sûr aucune connaissance de la langue slovaque...heureusement, au second bistrot, grand comme une salle des fêtes, nous arrivons à nous faire servir bières et sandwich et à payer en euro ( nous n'avons plus une seule couronne slovaque.) Nous reprenons notre route et constatons l'état de délabrement des signalisations : tous les panneaux indiquant la radweg sont cassés ou absents, nous devrons sortir la carte à chaque bifurcation et demander notre chemin aux paysans pour finalement atteindre Komarno vers 16 heures. La pancarte  Komarom, sur le pont, marque notre entrée en Hongrie. Un semblant de poste  frontière nous fait ralentir, c'est le moment que choisit Luigi pour placer une accélération et nous faire "la pancarte"  ( faire les pancartes, est un petit jeu répandu dans les sphères cyclistes, même chez les cyclotouristes, qui consiste à sprinter au passage de la pancarte indiquant l'entrée d'une ville, le sommet d'un col, ou même la sortie d'un tunnel, mais dans ce cas, cela porte un autre nom)  Et oui, les  tandemistes aussi, bien que pilotant des machines lestées de sacoches s'amusent  à cela.
A Komarom, nous nous installons à l'hôtel Kocsis. Une balade en ville avant le dîner, en terrasse et en musique.
Nous commandons deux grands plateaux pour nous quatre, chacun de ces plats comportant entrée, viande, légumes, très copieux et bon. danube-840.jpgAu dessert, impossible de rivaliser avec les coéquipières qui se cachent derrière d'énormes gâteaux  typiquement hongrois. Pour Martine : Somloi galuska, biscuit au rhum, fourré noix et raisin, surmonté de crème fouettée. Pour Brigitte : Palacsinka gundel, 2 crêpes pliées en 4, farcies à la crème de noix arrosée de chocolat chaud, Gundel est le nom d'un célèbre patissier hongrois. Aucun sentiment de culpabilité à appliquer cette maxime : " pour pédaler, il faut manger" ( proverbe hongrois)
 danube-842.jpgP5260028.JPG

Dimanche 27 mai -  15ème jour -     Komarom-Visegrad  90 km
De tous les petits-déjeûners le plus copieux et le plus varié, c'est pour aujourd'hui.  La totale méconnaissance de la langue magyare nous a conduits à répondre oui à toutes les suggestions, café, thé, pain, beurre, miel et confiture, yaourts, fromages et charcuterie,  la table se trouve bientôt entièrement couverte de plats, pots et pichets qu'il a fallu écarter pour laisser la place à l'immense  omelette au paprika, odorante et fumante, que le chef hongrois nous présente d'un air triomphant...Malgré un fort vent contraire, c'est un pur bonheur de pédaler le long de ce champ de coquelicots s'étendant à perte de vue. P5270049.JPGD'étonnants panneaux jalonnent notre route, et dans les villages, parfois, nous ne savons où poser nos roues, la piste cyclable montant sur les trottoirs, et la route n'acceptant pas les vélos. P5270054.JPGNous arrivons bientôt en vue d'Esztergom. Luigi est devant, Philippe nous cherche dans son rétro, mais son équipage est surpris lorsque nous débouchons sur la droite pour faire "la pancarte". Ces enfantillages montrent que la fin du voyage est proche, Budapest est à moins de 100 km maintenant et nos fantaisies ne risquent pas de compromettre le raid. Nous sommes assurés d'aller au bout !
Dans la montée à la basilique, la plus grande de Hongrie, la chaîne saute de nouveau et un maillon se tord. Pour maintenant nous finirons le voyage avec le couinement. La basilique domine le palais du primat de Hongrie, le Danube et de l'autre côté la Slovaquie. P5270103.JPGA  l'intérieur, sous le dôme qui culmine à 72 m, se trouve la peinture d'autel la plus grande au monde. Franz Liszt a spécialement composé et interprété sa "messe de Gran" pour la consécration de la basilique en 1856. C'est dans le petit restaurant face à la statue de Franz Liszt , au pied de la basilique, que nous découvrons la fameuse "soupe froide aux fruits rouges", un délice. 
Nous reprenons la route en direction de Visegrad, tout excités à l'idée de dormir dans une yourte. Le "Yurta Camping" se trouve à la sortie de Visegrad, la petite route qui monte sur la droite. En effet, ça monte. Ca monte même très fort. Après 4 km de montée, nous arrivons à hauteur d'un bar-restaurant entouré d'une immense terrasse où déjeûnent encore une dizaine de personnes. Nous demandons à un serveur, bingo, c'est lui le gérant du "yurta camping", il nous indique l'endroit. Deux minutes plus tard, nous sommes devant la réception du camping, qui semble désert. Nous cherchons la yourte et ne voyons qu'une espèce de bâche blanche rafistolée avec du scotch bleu. Lorsque nous écartons un pan de bâche, une forte odeur de renfermé nous repousse. La chaleur étouffante nous empêche d'entrer, nous apercevons deux banquettes crasseuses qui doivent servir de lit. De retour au restaurant, le gérant nous assure que pour 18 heures, tout sera "nickel". Après délibération, nous choisissons de redescendre à Visegrad et de chercher un hôtel. Nous nous installons confortablement à l'hôtel Var. Le soir nous dînons dans le restau voisin : soupe à la cerise, les mêmes desserts qu'hier pour les coéquipières et  balade au bord du Danube. 
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Lundi 28 mai  16ème jour -  dernière étape !  Visegrad-Budapest  55 km

Pour pédaler sur l'île Szentendre, nous prenons le bac face à Kisoroszi, en compagnie d'un globe-trotter suisse-allemand qui nous reconnait immédiatement : "hier, vous m'avez dépassé comme une train !"P5280146.JPG
Ses projets sont assez flous, il va rouler sa bosse pendant trois mois sans suivre d'itinéraire précis... Quant à nous, nous piquons plein sud sur Budapest.
 P5280171.JPGChamps de fraise à perte de vue, nous achetons une grosse barquette au producteur avant de déjeûner à Szentendre, ville touristique, animée, et coquette. Nos tandems appuyés contre un mur ont un gros succès, ils sont photographiés et les  conversations avec nos admirateurs tournent à l' interview (!!??)
Après un ravitaillement consistant, "serbian sandwich" et glaces pour ces dames, nous effaçons les 30 derniers kilomètres du voyage et entrons dans Budapest guidés par Miklos, pilote bénévole, efficace, qui nous dépose au pied de l'immeuble sans hésitation ni cafouillage. P5280218-copie-1.JPGNous téléphonons à Elvira, dont nous connaissons la voix, ayant eu avec elle une longue conversation en préparant ce voyage. "Prenez un pot au bar du coin, j'arrive..." Le temps pour nous de déguster une  Dreher, la bière hongroise, notre hôte nous installe dans l'appartement "obélix", idéal pour nous quatre. Nous attachons Luigi et Mémère Roberte dans la cour, pour 3 jours. Après une bonne douche, nous revêtons nos habits "civils" et Elvira nous emmène dîner chez elle, en suivant l'itinéraire qu'elle a choisi pour nous faire découvrir les beautés de la ville, en guise d'amuse-bouche, aperçu du programme qui nous attend ces 3 prochains jours. En apéritif : petits toast au pâté de pomme-de -terre et eau de vie de poire. Pour dîner, soupe froide de cerises, goulashe et gâteau au chocolat et noix de chez Gerbeaud, un nom dont on reparlera...En fin de soirée, Elvira nous appelle un taxi et nous nous quittons, avec en poche la recette de la soupe froide, tant convoitée par Philippe.

mardi 29 mai, mercredi 30 mai et jeudi 31 mai : 3 jours à Budapest
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Enumérer tout ce que l'on a pu découvrir, voir, admirer dans cette ville magnifique demanderait 10 pages...Nous retiendrons de ces 3 jours le bonheur de  flâner sur l'avenue Andrassy, de s'imprégner du grand Franz Liszt, qui est omniprésent à Budapest, statues, monuments, académie de musique. 
Les glaces succulentes de la patisserie Gerbeaud,
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les trois heures sublimes passées aux bains Széchényi, P5300716.JPG
le privilège d'assister à la représentation de Tosca, dans une loge de l'opéra. 
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Nous nous sommes sentis minuscules en déambulant dans "szoborpark", cimetière unique au monde où sont rassemblées les gigantesques statues de l'ère communiste, certaines dépassent 10 mètres de hauteur ! 
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Avons été Impressionnés par le prince Arpad, trônant au milieu de la place des héros, entouré de six autres chefs de tribu magyars, installés il y seulement mille ans dans la plaine du Danube...P5300663.jpg
Bouleversés en apprenant la signification de ces souliers abandonnés sur le quai à deux pas du parlement. 
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Frustrés de ne pouvoir entrer dans le parlement qui pourtant se visite...Quand le roi d'Espagne n'y est pas ! Mais vu de l'extérieur, qu'est-ce que c'est beau ! 
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Pris une leçon de patriotisme en découvrant l'histoire d'Imre Nagi, dont on croise l'effigie matin et soir aux quatre coins de la ville. 
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Attirés par les sons mêlés d'une vieille clarinette et d'un violon désaccordé s'élevant de cette place perdue, émus par ces deux musiciens anonymes, pas du tout virtuoses, dans leurs costumes étriqués, et hochant la tête au rythme des quelques forints qui tintaient en rebondissant sur le pavé. 
Abasourdis, par la vue offerte depuis Buda sur Pest, la rive gauche et le Parlement. 
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 Enthousiasmés par les richesses exposées dans le musée du Palais royal. Etonnés par la vitesse du  funiculaire qui descend en  30 secondes la colline de Buda.
Testé un coiffeur hongrois en lui livrant la tête de Brigitte qui doit justement se rendre au mariage ce samedi...
Fêté, en même temps que la fin du voyage, l'anniversaire de Phil au restaurant Avocado, histoire de "clôturer " les vacances en beauté...
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Nouveau projet :
Nous n'oublierons jamais ce grand fleuve, convaincus aujourd'hui qu'il a bien une âme, déjà il nous appelle pour nous offrir son autre moitié, aurons nous la force de résister, ou nous laisserons-nous tenter par ses charmes une nouvelle fois ? De Budapest jusqu'au Delta, 1500 km à travers le sud de la Hongrie, la Croatie et la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie, la Moldavie et l'Ukraine, quel programme ! Nous avons découvert 1/3 seulement de l'Eurovélo 6, trait d'union entre Atlantique et Mer Noire. Cette route relie en effet St Nazaire à Tulcea, il y a de quoi satisfaire tous ceux qui aiment le tourisme fluvial autrement qu' en bronzant sur une péniche.
Ci-dessous le tracé de l'eurovelo 6. 
Allez voir l'album photo, il y en a de nouvelles : cliquez ICI

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25 août 2007 6 25 /08 /août /2007 16:52

Avant de lire cet épisode, assurez-vous bien d'avoir lu les 1er épisode, 2ème épisode , 3ème épisode et le résumé
Mercredi 23 mai, première journée sans vélo : visite de Vienne.
Après 9 jours et demi de pédalage, 1000 km parcourus, nous apprécions de jouer un peu les touristes et nous nous fondons volontiers à la foule des japonais armés de leur audioguide pour visiter le château de Schönbrunn, résidence d'été des Habsbourg. A peine entrés dans le palais, nous ressortons de l'autre côté pour suivre Brigitte qui vient de se faire happer par les notes alléchantes de l'orchestre philarmonique de Vienne  dirigé par le grand Valéry Gergiev, et qui répète en vue du concert pour l'Europe, donné demain ici même.
Nous avons du faire preuve d'autorité pour la sortir de son extase et commencer la visite à l'heure prévue. Nous vérifions les informations glanées dans les livres en déambulant de pièce en pièce.

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Tout est vrai ! Marie-Thérèse a bien eu 16 enfants,  5 garçons et 11 filles, dont Marie-Antoinette que les révolutionnaires français n'ont pas épargnée, les appartements de Sissi et Franz, la chambre du roi de Rome, l'Aiglon...Ainsi, cela n'était pas que littérature. Une cinquantaine de pièces plus tard, nous dégustons une glace au café de la Gloriette (le petit bar au fond du jardin.) après quoi une patissière chef fabriquera devant nous un énorme apfelstrudel...P5230293.JPG


Le repas du midi est pris au café Hawelka, suivi d' une promenade dans les parcs et à la Hofburg,mais pas de visite possible, Vladimir Poutine étant en visite officielle, comme le confirment les hélico qui tournent dans le ciel viennois toute la journée. P5230353.JPG
Après avoir admiré les principaux monuments et statues de la ville, nous passons un agréable moment au "café central" où règne une ambiance très particulière. P5230470.JPG
Ce café fut fréquenté par Monsieur Bronstein, alias Trotski et de nombreuses personnalités dont le poète Peter Altenberg, ce dernier , remplacé par son mannequin en bois, est  installé pour longtemps à sa place habituelle. Nous repassons à l'hôtel pour nous changer et filons en métro au Konzerthaus, Brigitte nous a pris des billets pour les soeurs Labèque. Ces deux soeurs, virtuoses du piano, interprètent Poulenc. C'est très beau, malheureusement, ces morceaux de bonheur sont un peu gâchés par d'interminables dialogues entre une immonde marionnette et son maître qui sont censés raconter l'histoire de Poulenc et des soeurs Labèque...Mais la musique et la salle étant sublimes, nous en garderons un bon souvenir. P5230503.JPG
Fin du concert : direction le quartier de Grünzing, où nous dégotons un "heurige"pour terminer la soirée. Repas typique avec violon et accordéon.


Jeudi 24 mai : 12 ème jour, Wien-Bratislava 86 km
Martine réédite son coup de Abwinden en réveillant tout le monde à 6h 20, mais aujourd'hui, ça ne compte pas, c'est trop facile, on dort tous dans la même chambre ! La journée commence par un trajet en métro...avec les sacoches. Il faut récupérer les tandems au cyber-café. A 9 H30 Luigi et Mémère Roberte sortent de leur antre après 1 jour et 2 nuits sans bouger...La fougue qui les anime nous emporte dans une mauvaise direction, c'est malin, nous devons faire demi-tour après 8 km sur la rive droite qui ne mène nulle-part. Nous traversons le fameux "prater", immense parc public, en empruntant la Hauptallee, belle avenue bordée de chataîgners sur 5 km. 

Nous longeons l'île Lobau, où l' Archiduc Charles( photo ci-dessous) 

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infligea à Napoléon, en 1809,  les revers  d' Aspern et Essling, avant la victoire de Wagram. C'est paraît-il à la suite de cette retraite que l'on a entendu parler pour la première fois, du Danube bleu. Des centaines de soldats de la Grande Armée en uniforme bleu, se débattaient dans les eaux du fleuve : les autrichiens criaient "le Danube est bleu". Cette page d' histoire est définitivement tournée, le site est aujourd'hui occupé par les naturistes qui, devant traverser la radweg pour se rendre aux toilettes, s'exposent au regard étonné des cyclistes...
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Après Schönau, la radweg est une ligne droite, rigoureusement droite, de 20 kilomètres  jusque Hainbourg, haut-lieu de la lutte contre les Turcs. En fin d'après-midi, nous entrons dans Bratislava où nous attend un appartement entièrement refait à neuf. Le propriétaire tient l'épicerie juste à côté. Nous faisons nos courses et dînons à l'appartement.
Demain pas de vélo.

Vendredi 25 mai : Bratislava

Une vieille dame à qui nous demandons quel tram prendre pour nous rendre dans le centre, nous invite à la suivre ( dans le tram)...Du coup, on n'a pas pris de billet. P5250626.jpg
En 10 mn, nous voilà dans le centre historique de Bratislava. Visite de la cathédrale St Martin, aux sculptures bizarres représentant des animaux : chat, rat, singe...P5250710.JPG
Visite  rapide du palais primatial où a été signée la paP5250593.JPGix de Presbourg, en décembre 1805, après la bataille d'Austerlitz. P5250658.JPGAu hasard des rues, on peut découvrir des canons de cette campagne P5250733.JPGet des statues dont une représente un soldat français coiffé du fameux chapeau de Napoléon. Assises sur le banc, ces 2 jeunes slovaques aux jambes interminables, sont des clones de la célèbre Adriana Karambeu, qui passerait totalement inaperçue chez elle à Bratislava.P5250763-copie-1.JPGP5250752.JPGAprès le repas, pris dans un des restaurants nombreux et pas chers, nous tentons la visite du château mais une délégation du parlement européen occupe les lieux, nous courons jusqu'à l'église franciscaine pour un concert "orgue et hautbois". Le soir, resto typique dans une cave voûtée, au frais...Spécialités du pays. Très bon. Pour rentrer, promenade digestive le long du Danube jusqu'à P5250782.JPGl'appartement.  
Demain nous entrerons en Hongrie. Vous pourrez voyager avec nous en lisant le 5ème et dernier épisode de " 2 tandems pour Budapest"

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 17:36

Enfin l'Autriche...Dans cet épisode, vous vivrez avec nous la partie autrichienne, entre Passau et Vienne. Vous devrez avoir lu le 1er épisode, le 2ème épisode et le résumé du voyage

 Dimanche 20 mai, 8ème jour de voyage : de Passau à Abwinden 117 km

Nous empruntons la rive gauche jusque Schlögen, le temps de nous habituer aux nouvelles pancartes qui balisent la "radweg"autrichienne, puis gagnons l'autre rive par le bac pour admirer le fameux méandre du haut de la colline. Environ 2 km à 15% puis 1 km en forêt dont 500 mètres impraticables. Nous abandonnons les tandems à quelques dizaines de mètres du point de vue. Les difficultés de l'ascension sont récompensées par cette vue incroyable qui nous laisse sans voix. Ici le fleuve effectue un véritable 180° pour contourner la colline de Schlögen, offrant un spectacle saisissant.

Nous continuons ensuite sur la rive droite en direction de Linz. Aujourd'hui dimanche, la radweg est très fréquentée par des familles entières de cyclistes qui occupent toute la largeur de la voie, nous devons jouer de la sonnette pour nous frayer un passage. Vers midi, nous nous arrêtons pour nous restaurer dans un des nombreux cafés au bord de l'eau...Saucisses, bière. Puis nous reprenons la route vers Linz où nous arrivons vers 16 heures, emmenant dans notre sillage un Vététiste autrichien,  tout heureux d' arriver à Linz plus tôt que prévu...Visite rapide de la ville, la place, une église baroque, une pause bière dans un  "biergarten" ombragé. Nous quittons Linz par la rive gauche, étonnés de traverser un immense parc où fument déjà des centaines de barbecue. Comme il fait beau, des milliers de gens  sont rassemblés ici pour le pique-nique du dimanche soir, l'ambiance est à la fête, et nous , nous luttons contre le vent pour couvrir les 20 km qui nous séparent d' Abwinden où nous attend Stefanie Resanka.  Nous dînons dans le kiosque au milieu du jardin et passons une bonne soirée avec nos hôtes à discuter un peu en allemand, mais surtout en anglais. Stefanie nous demande si nous avons remarqué sa pub dans le guide "Donauradweg N°2" Frühstück bei Stefanie" clin d'oeil au film américain "frühstück bei tiffany" avec Audrey Hepburn...Sa déception est grande quand on lui avoue que non...

Lundi 21 mai  9ème jour du voyage : de Abwinden à Emmersdorf ( en face de Melk) 112 km

Après une bonne nuit et un réveil en avance d'une heure ( Martine sonne le clairon à 6 heures en criant :" il est 7 heures !!!) nous apprécions le "frühstück de Stefanie". Départ vers 9 heures en direction de St Florian, traversée du fleuve sur un barrage hydroélectrique et découverte d'un panneau inconnu en France : un cycliste marchant à côté de son vélo. p5210020-2.jpgL'abbaye de St Florian est magnifique, la perspective est harmonieuse sous tous les angles et l'intérieur baroque rivalise avec le monastère de Weltenburg. Anton Bruckner repose dans la crypte creusée juste sous l'orgue sur lequel il jouait.

Après St Florian, nous passons un moment sur la belle place d'Enns, la plus ancienne ville d'Autriche. Quelques cafouillages pour quitter Enns, et nous continuons sur la rive droite. Nous parcourons presque 20 km sans voir "notre fleuve" sur une belle route déserte et sinueuse mais toujours très bien balisée. Nous retrouvons le Danube  juste avant "Walsee" petit port de plaisance sympathique, à l'heure du déjeûner. Mais la pancarte indiquant le centre historique nous entraîne sur les hauteurs, nul besoin de tendre l'oreille pour entendre Brigitte confier à son pilote que " c'est pas une bonne idée ". Sur la place, un petit restau où sont déjà installés d'autres cyclistes, propose wurst au fromage et cidre de poire (le fameux "most") A 13 heures pile, les marteaux piqueurs nous chassent de la terrasse, nous terminons notre repas à l'intérieur. Puis après une nouvelle infidélité au Danube, nous le retrouvons 15 kilomètres plus loin pour le traverser à Tiefenbach, et retrouver la rive gauche à Grein : dans ce bourg se trouve le plus petit théâtre du monde, de style roccoco et qui mérite une visite. Des troupes d'artistes amateurs et professionnels s'y produisent depuis 1791. Les 50 derniers kilomètres de cette étape sont parcourus à un train très soutenu : nous apercevons l'Abbaye de Melk sur son promontoire à plus de 10 km. Nous fonçons droit vers elle, comme aimantés, à tel point que nous oublions de tourner pour rejoindre Emmersdorf. Nous nous sommes avancés au beau milieu d'une presqu'île. Heureusement, un cycliste autrichien nous voyant hésiter et devinant notre embarras, nous indique un chemin de terre sur la gauche en criant : "Emmersdorf !" ,  nous évitant ainsi un détour de 8 kilomètres. Cinq minutes plus tard, nous sirotons une bière sur la terrasse de la famille Franck, face à l'Abbaye de Melk...

 

 

 

Le soir nous descendons à pied dîner au "Heurige" à 200 mètres. Bon repas arrosé de Riesling de la wachau. Avant d'aller dormir, de notre balcon, nous contemplons longuement l'abbaye illuminée.

Mardi 22 mai  10ème jour du voyage : de Melk à Vienne 140 km

L'idée de quitter Emmersdorf sans visiter Melk nous contrarie un peu, alors nous prenons en sens inverse le raccourci indiqué hier et nous voilà bientôt devant l'Abbaye ! Depuis plus de mille ans, cette abbaye, construction baroque ( 1702-1736)  est un centre culturel et spirituel en Autriche, d'abord comme château fort de la famille Babenberg et, depuis 1089, comme abbaye bénédictine fondée par le margrave Léopold II. Nous ne nous attardons pas trop car Vienne est encore loin. La route de la Wachau serpente au milieu des vignes et traverse les beaux villages de  Spitz, Weissenkirchen, Dürnstein. C'est dans ce bourg que Richard "Coeur de Lion" ( Richard Löwenherz ) fut emprisonné à son retour de croisade et localisé par ses amis grâce à un chant traditionnel anglais.

 

Quelques photos du célèbre clocher bleu, et direction Krems : nous passons devant le musée de la caricature, franchissons la porte de ville et remontons à pied la rue principale, pas vraiment emballant, nous déjêunons en terrasse ( saucisses ) et reprenons la route vers Tulln, où nous photographions l'oeuvre de Michael Nogin, monument représentant la rencontre entre le roi des huns Etzel  et Krimhilde la burgonde, héros du chant des Nibelungen.

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste à côté et du même artiste, une statue équestre de l'empereur romain Marc-Aurel intéresse particulièrement Philippe. Vienne n'est plus qu'à quelques kilomètres, je dispose le lecteur MP3 ainsi que les hauts parleurs de notre mini chaîne dans chacune de mes poches arrière de maillot, j'envoie les valses de strauss, et nous nous préparons à faire notre entrée dans la capitale autrichienne. J'ai réglé le volume au maximum mais il y a une telle circulation qu'on n'entend rien. Nous nous retrouvons bientôt au milieu d'un flot de voitures, camions et motos. Notre entrée dans Vienne au son des violons est ratée...Nous déplions le plan de la ville et ne comprenons pas comment on a fait pour perdre la piste cyclable : elle passe sous la route où l'on se trouve. Maintenant il va falloir ruser pour la retrouver et descendre les tandems le long du rail spécialement installé à cet effet. Près d'une heure pour rejoindre le "Ring" où nous sautons de théâtre en palais, de museum en Burggarten, le catalogue des monuments de Vienne est là sous nos yeux, ça promet pour demain. L'heure tourne, le ciel est noir, il va pleuvoir et nous cherchons toujours la Favoriten Strasse où nous avons réservé. Vers 19 heures, sous la pluie,  nous arrivons enfin devant l'immeuble Paula Hof, mais personne ne répond au coup de sonnette, le téléphone est sur répondeur. Que faire ? La pluie a cessé. J'entre dans la boutique qui fait l'angle pour demander de l'aide : ce commerçant va nous tirer d'affaire. N'ayant pas réussi à joindre notre loueur, il nous propose de garder nos tandems, et choisit le joker "coup de fil à un ami" . Ce dernier, chauffeur de  taxi  nous conduira à l'hôtel : pas d'autre choix ! Malheureusement le 1er hôtel est complet, le second aussi : au 3ème, l'hôtesse me dit que tous les hôtels sont complets dans un rayon de 70 km, Vladimir Putine est en visite officielle, accompagné de sa cour, et il y a un grand concert gratuit dans le parc de Schönbrunn après-demain. Il y a vraiment beaucoup de monde sur Vienne aujourd'hui...Nous demandons au taxi de se garer et nous commençons à chercher des adresses dans notre guide. Au même moment notre chauffeur nous demande si ça ne nous dérange pas de dormir à 4 dans la même chambre. Il venait de nous trouver un hôtel pas très loin du centre, en utilisant son carnet d'adresse personnel : ouf, sauvés !  Quelques minutes plus tard, après avoir traversé Vienne à cent à l'heure, nous nous installons pour 2 nuits à l'hôtel Stalehner.p5220233-1.jpg

 

 

 

 

 

 

Un restau genre heurige se trouve juste à côté, la galère est vite oubliée et nous passons une bonne soirée...

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le prochain épisode, vous découvrirez notre 1ère journée sans vélo, consacrée à la visite de Vienne, notre étape Vienne-Bratislava et la découverte de la capitale Slovaque...
4 ème épisode : cliquer ICI

 

 

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 18:38

2 tandems pour Budapest, épisode N° 2

( déjà paru le résumé du voyage : De Mulhouse à Budapest en tandem et 2 tandems pour Budapest, épisode N° 1)

Jeudi 17 mai, 5ème jour de voyage

Etape : Höschtädt-Eining

Le petit-déjeûner particulièrement copieux et la mise en scène soignée (  nappe brodée recouverte de  fleurs coupées et de pétales, café, thé, petits pains frais, confitures maison, jus d'orange, oeufs à la coque, jambon, fromage, yaourts et fruits ) nous aident à supporter l'idée de démarrer la journée sous la pluie. Les adieux sont émouvants et après de longues embrassades, nous prenons naturellement le chemin de la gare, juste pour voir... Aujourd'hui, c'est l'ascension, jour férié, et les trains sont rares. Nous reprenons donc la Donauradweg en direction de  Donauwörth ( 30km ) revêtus de nos capes.

p5170360.jpgDonauwörth est une très belle ville, même sous la pluie : façades colorées, église baroque avec orgue et plafond recouvert de fresques magnifiques. Brigitte, à l'affut au pied de la statue de "onkel ludwig" a repéré le nid  d' une cigogne avec son cigogneau et patiente, immobile, pour faire "sa" photo...

 

 

 

 

 

 

                                                                                              à Donauwörth convoyeurs de tandems en tenue traditionnelle

 

 

Après cette visite, nous décidons de rouler au sec jusqu'à Ingolstadt, c'est-à-dire en train ( 60 kilomètres ) .

Un coup d'oeil à la porte de ville, aux très vieux et beaux canons exposés dans la cour du château, et nous nous retrouvons bientôt roulant dans le sable sous un ciel noir de nuages menaçants. Les tandems chargés s'enfoncent dans le sable détrempé, et la conduite est des plus hasardeuses. Pourtant, nous apprécions de rouler au plus près du grand fleuve qui nous offre, sous cette lumière bizarre, l'apparence d'un interminable ruban métallique. La piste est tracée tantot au sommet de la digue, tantot en contre-bas, et chaque fois que notre tandem surgit en partie haute, nous nous exclamons en choeur, toujours subjugués par ce fleuve majestueux.

La "radweg" après Ingolstadt

En retrouvant le bitume, nous constatons que les tandems ont changé de couleur, entièrement recouverts d'un crépis blanchâtre. Après Neuestadt, nous nous engageons en direction de Kelheim, mauvaise idée car Kelheim , que nous visiterons demain, est sur la rive gauche et nous avons réservé notre gîte à Eining qui est sur la rive droite. Luigi ayant pris un peu d'avance, nous déléguons un automobiliste allemand pour l'avertir et lui demander de faire demi-tour. Le soir, nous nous régalons de spécialités de la région  "Spargel" ( asperges )et dégustons une excellente bière locale, brassée à l'Abbaye de Weltenburg à 5 km. Nos deux gourmandes, Brigitte et Martine choisiront comme d'habitude le plus gros dessert.

Aujourd'hui, nous avons parcouru 90 km en tandem et 60 km en train.

 

 

 

 

 

Vendredi 18 mai

6ème jour de voyage

De Eining à Wörth : 77 km

Départ dans le brouillard pour l'Abbaye de Weltenburg. Nous nous attardons dans l'Eglise de cette Abbaye, une des plus belles du baroque tardif (1716-1718) décorée par les frères Asam, nous sommes éblouis par la statue de Saint-Georges terrassant le dragon.

Pour rejoindre Kelheim, nous avons pris l'option croisière et  franchissons le défilé creusé par le fleuve dans les collines de Franconie. Nous naviguons bientôt entre deux   falaises de 100 m de haut, en savourant notre dernière "brune de Weltenburg".

Après quelques minutes, nous découvrons au sommet de la colline l'imposant monument édifié par Louis 1er de Bavière, le  fameux "befreiungshalle" qui domine toute la vallée. Ce monument honore les armées de la coalition contre Napoléon, qui ont conduit aux défaites de 1813 et 1815. Le chiffre clé est le 18 ( et multiples): à l'extérieur, 54 colonnes et 18 statues. A l'intérieur, 18 noms de batailles que Napoléon a perdues ( ou pas franchement remportées) gravés sur des blasons de cuivre tenus par 36 anges de marbre. Cet ensemble, laid extérieurement est finalement assez harmonieux à l'intérieur. En tout cas, pour nous y rendre, il a fallu gravir une côte de 2 km à 15%.

Le colossal befreiungshalle

les statues de marbre représentent des anges tenant les trophées de Leipzig et Waterloo (entr'autres)

 

 

Nous avons prévu de prendre notre repas de midi dans le plus vieux restaurant d'Allemagne, sur les quais de Ratisbonne ( Regensburg) aussi nous quittons un moment la radweg pour filer direct vers Ratisbonne, 25 km d'une route à grande circulation avec de longues côtes. Bien sûr, si nous ne suivons pas les méandres, il faut bien enjamber la colline. Nous entrons dans Ratisbonne vers 13h, et Martine me signale être anormalement secouée à l'arrière : nous constatons une énorme hernie, qui nous oblige à traverser la ville au ralenti, à la recherche de "l'alte wurst küche". Une ambiance de kermesse règne sur la terrasse, les serveurs courent dans tous les sens avec leur plateau chargé de bière et de saucisses, traversant des nuages de fumée odorante. Il y a la queue, mais c'est pour la vente à emporter. En terrasse, 4 places se libèrent, on s'installe à l'ombre, les bières arrivent, puis les wurst, Brigitte savoure son Riesling, on est bien. Les tandems appuyés contre le mur du restaurant ont entièrement disparu derrière une haie d'admirateurs qui essaient de déchiffrer nos "plaques de cadre" sur lesquelles figurent les grandes lignes de notre périple. Les flashes crépitent, c'est la rançon du vedettariat pour Luigi et Mémère Roberte.

Après le repas, nous déambulons sur le fameux pont de pierre, classé au patrimoine mondial, et après quelques photos des vieux quartiers, nous emmenons mémère roberte chez le vélociste pour sa hernie. Le choix des pneus est limité : 23 ou 32 ? Sans hésitation, nous optons pour le 32.

Ratisbonne : le pont de pierre et la porte fortifiée.

A la sortie de Ratisbonne, nous nous offrons la montée au "Walhalla" monument de style grec, copie du parthénon dont l'intérieur rassemble une collection de bustes d'allemands illustres...La vue sur le Danube est imprenable, quelques photos et en route pour Wörth ou nous attend Frau Schmidtbauer.

Et avec quelle gentillesse ! A peine descendus du tandem, nous nous retrouvons au jardin avec "Hildegarde" autour du pot d'accueil. Puis notre hôte nous proposera de laver notre linge, nous conduira en voiture au restaurant et viendra nous rechercher après le repas. ( le centre du bourg n'est pourtant qu'à 1 km !) Le soir au restaurant ( cuisine familiale ) nous profitons de la répétition du Stadtkappel, dans une arrière salle. Que des cuivres, une batterie, une flûte et trois clarinettes, nous passons un bon moment...

 

 

 

 

 

 

Samedi 19 mai , 7ème jour de voyage

De Wörth à Passau (128 km )

Après le petit-déjeûner, nous parvenons à convaincre Hildegarde de poser avec nous pour la photo du départ. La radweg est lisse, le Danube est bleu, une belle journée s'annonce...Les kilomètres défilent malgré un léger vent de face. Les pancartes qui balisent la radweg sont très utiles car la route tourne sans cesse à droite à gauche. Nous arrivons bientôt à Deggendorf, pour le déjeûner : aujourd'hui, kebab, puis fraises achetées sur le marché et bière en terrasse sur la magnifique place ensoleillée. Après le repas nous reprenons la route en direction de Passau, la piste est parfois très étroite, jusqu'à ressembler à un sentier.

Puis c'est de nouveau le bitume. tout va bien, les 2 tandems roulent roue dans roue, Luigi précédant Mémère Roberte . Soudain, un insecte s' introduit dans mon casque, je l'ôte, le temps de me passer la main sur la tête, notre tandem percute Luigi qui vient de s'arrêter devant nous. Nous nous retrouvons Martine et moi tous deux à terre, heureusement, rien de cassé, quelques plaies au genou et au coude, le matériel semble intact.  Voilà, c'est fait, notre première chute de tandem, conséquence d'un malheureux concours de circonstances : au moment où je conduis d'une seule main, Brigitte demande un arrêt photo. D'habitude, elle crie "photo !" mais dans ce cas, le sujet étant une horde de lièvres, la demande devait être plus discrète... A Passau, "la ville aux 3 rivières", au confluent du Danube, de l'Inn et de l'Ilz, nous sommes émerveillés par la cathédrale St Etienne, la nef et les chapelles latérales comptent plus de 1000 statues. Mais le plus impressionnant est l'orgue, le plus grand au monde, avec 17388 tuyaux !

 

 

 

 

Nous devons encore rouler 5 km pour atteindre notre gîte, à Kellberg au Gasthof Kernmühle, nos chambres donnent directement sur le Danube, et la terrasse du restaurant, encore ensoleillée, nous accueille pour notre dernière soirée en Allemagne. Nous rangeons au fond des sacoches le guide "Donauradweg N° 1, de Donaueschingen à Passau". Nous sommes partis depuis  une semaine, nous avons parcouru exactement 742 km à vélo, dont 514 le long du Danube.( si on ajoute les 120 km en train, nous retrouvons en gros les 600 km correspondant au Danube allemand )...Le prochain épisode relatera la partie autrichienne, entre Passau et Vienne.
3ème épisode cliquerICI

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