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Texte Libre

" On n'a que l'bon temps qu'on s'donne "

signé : Mémère Roberte (1909-1999)

Cette devise était celle de ma Maman, que ses 6 petits enfants appelaient Mémère Roberte. Aujourd'hui cette maxime est inscrite en lettres blanches sur fond rouge, non sur la cheminée, mais sur le cadre de notre tandem...

Tout le monde était au rendez-vous le jeudi 20 septembre  pour démarrer la saison 2007-2008.
Nous avons commencé avec deux cours, un le matin de 9h à 11h  et un le  soir de 18h30 à 20h30, puis un troisième cours a pu être mis en place l'après midi de 14h à 16h. Nous sommes actuellement 20 adhérents et au mois de janvier 08, 3 autres viendront nous rejoindre . Six nouvelles sont venus grossir l'effectif.

La mairie de Trévignin met à notre disposition la salle tous les jeudis et nous a octroyé une armoire, ce qui nous rend un grand service pour ranger tout le matériel.

Muriel nous a préparé pendant les grandes vacances 5 projets à réaliser pour la saison 2007 2008.
Nous pouvons dire que le premier projet, l'armoire à clefs, a été réalisé et terminé par la plupart d'entre nous avec beaucoup de satisfaction, les nouvelles ont bien sûr fait des séries de gouttes et les motifs typiques de la peinture paysanne . Deux élèves ont pu échapper à ce travail fastidieux (je parle de Brigitte et Malou....)  Chacune avance à son rythme. Le 2e projet, 3 flocons avec 3 motifs différents pour Noël est commencé. 
Dans l'album photo vous pouvez découvrir les nouvelles images ainsi que les motifs réalisés.

Après NOËL nous réaliserons un bouquet de coquelicots sur un coeur avec un bandeau de bienvenue, un écureuil ( je ne connais pas encore le support pour ce motif) et un ours entouré de jouets traditionnels sur une boîte . Bien sûr les supports sont proposés mais vous pouvez très bien en choisir d'autres à votre convenance

Il reste six séances avant les vacances de NOËL, largement le temps de terminer les flocons ou autres sujets commencés.

Françoise, Monique et moi même sommes à votre écoute pour tous renseignements

A jeudi
Martine

L'été 2007 restera gravé dans les mémoires des membres du CC Revard de Trévignin. Jamais l'appel des sommets ne fut plus pressant et le petit plateau autant sollicité que durant les mois de juillet, août, septembre de l'an 2007...C'est en juillet que tout a commencé lorsque le club se permit d'aligner à la difficile épreuve de "l'Etape Du Tour" pas moins de 8 concurrents.  DSC05084.JPG
Pour la circonstance, la "semaine du club", devenue traditionnelle, nous emmenait dans les Pyrénées,  près de St Girons, à Cominac exactement. Comme d'habitude, plus de vingt personnes participaient à cette semaine sportive. DSC05098.JPG
La fameuse "étape du Tour ", faut-il le rappeler, est une course ouverte aux cyclosportifs ( c'est à dire cyclistes amateurs, hommes ou femmes de tous âges ). Elle se déroule chaque année au mois de juillet sur le parcours de l'étape de montagne la plus difficile du Tour de France, le vrai Tour, une semaine avant les professionnels. Foix-Loudenvielle, c'est 200 km, 5 cols, et 4000 mètres de dénivelée positive, les connaisseurs apprécieront...Ce défi fut lancé dès le mois d'octobre 2006, par notre ami allemand Rainer Jung, d'Olfen et bien sûr relevé par 7 cyclos inconscients membres du Club du Revard, dont vous trouverez les noms ci-après  :
Josette Vibert et Fanny Borel-Garin, Sylvain Bacquet, Eric Steinhauser, Philippe Morin, Christian Michaud et Christian Bacquet. L'inscription groupée fut envoyée au mois de février et nos N° de dossards, dans les 6000, laissaient prévoir un placement sur la ligne de départ à l'arrière du peloton, c'est à dire un départ retardé de près de 45 mn par rapport aux premiers, ceux qui bénéficient d'un dossard prioritaire, les habitués ou les VIP... P7160067.JPG P7160064.JPG
Cette année, sur la ligne de départ, on pouvait reconnaître : Greg Lemond, Paul Belmondo et  Abraham Olano. 
Une épreuve comme l'Etape du Tour, surtout la cuvée 2007, ne se fait pas en se promenant, les organisateurs le savent bien et ne tiennent pas à ce que les routes soient fermées tard dans la soirée, aussi, voitures-balai, autocars et semi-remorque sont prévus, les participants d'aujourd'hui n'ont ni les cuisses de Vinokourov ni les bidons de Rasmussen. De notre club, Eric fut le premier à comprendre qu'il fallait prendre le large et laisser à bonne distance les funestes fourgons et leurs sinistres mégaphones. Pour lui, pas de problème, pas de temps perdu aux ravitaillements, cols vite escaladés et vite descendus, rentré dans les délais, médaille, diplôme et au revoir, personne ne l'a revu...
Pour les autres, le scénario fut différent. Ambiance cyclo, regroupement au sommet de chaque col, on attend le dernier et on repart. Ravitaillements : c'est convivial, on traîne, il y a de la musique, on se croirait à l'Ardéchoise, erreur ! C'est l'Etape du Tour, ici on ramasse sans vergogne les attardés...Au 3ème col, le Col de Mente, après nous être copieusement ravitaillés, soigné les crampes pour certains,  le regroupement général s'effectue ( 8 moins Eric, soit 7) et la rumeur devient menaçante " voiture balai à 10 minutes..." Nous nous jetons dans la descente pour tenter d' y échapper, avec l'énergie du "sauve qui peut, chacun pour soi" 
Je me retrouve bientôt seul avec Josette qui a fait une descente exceptionnelle. Lorsque nous arrivons tous deux au pied du Port de Balès, nous craignons que Fanny , Sylvain, Philippe, Rainer et Christian ( Michaud) ne se soient pas assez méfiés et invités à rentrer en autocar. La pente est assez douce au début, mais bientôt les fameuses "marches d'escalier" qui caractérisent ce col rendent pénible l'ascension. De plus en plus de concurrents sont à pied et poussent leur vélo. Les crampes me reprennent, Josette est aérienne, elle prend le large, je marche à côté de mon vélo et progresse à 4km/h. Un rapide calcul me remet en selle, si je n'accélère pas, c'est Norbert ( Dentressangle) qui ramènera mon vélo ! Après la belle descente du Port de Balès, je me retrouve dans "Peyresourde", des dizaines de concurrents ont posé leur vélo contre le muret et attendent la voiture. Josette doit être loin. Je monte ce dernier col en surveillant les camionnettes qui ramassent, deux lacets plus bas, les concurrents hors délai. Certains parlementent, négocient, refusant de finir en voiture, le sommet n' est plus qu'à 500 m, même à pied, je dois l'atteindre avant que les voitures ne me rattrappent, ensuite je n'aurai plus qu' à dévaller sur Loudenvielle. En passant la ligne, je vois Josette toute souriante, nous nous félicitons mutuellement, nous avons autour du cou la médaille tant convoitée. Eric est déjà reparti. Les autres ont été contraints de monter dans le bus. 
Notre plan est déjà prêt pour l'année prochaine: nous aurons chacun un tableau de marche personnalisé, nous passerons le moins de temps possible aux ravitaillements, et ne perdrons pas de précieuses minutes à nous attendre mutuellement. 
Durant notre séjour en Ariège, nous avons gravi ensuite le Col d'Agnès ( pour cette ascension, Hjördis prenait la place de Brigitte sur le tandem bleu, et Monique remplaçait Martine à l'arrière du tandem rouge ) puis la mythique ascension du Plateau de Beille, avec une arrivée au sommet enveloppé de nuages. P7180154.JPG P7200196.JPG
Cette semaine pyrénéenne n'est que le début d'une grande moisson de cols prestigieux, que vous pourrez-découvrir dans le prochain article : " les boulimiques de l'été 2007". En attendant, vous pouvez voir d'autres photos de cette semaine en Ariège dans l'album du même nom.
Samedi 26 mai. 14ème jour : Bratislava-Komarom  122 km

Avant le départ, je remplace un maillon de la chaîne droite de "Mémère Roberte"qui est vrillé depuis 3 jours (la chaîne, tombant du petit plateau, s'était coincée dans la montée de Dürnstein.) Le maillon tordu produit un couinement très désagréable qui fait passer notre belle machine pour un vieux clou... P5260007.JPG A 8 heures, nous traversons le pont et nous retrouvons sur une large route coincée entre deux bras du Danube. Après Cunovo, km 16, nous franchissons un barrage de  2500 mètres. Le fleuve est maintenant divisé en deux bras : le droit, le plus étroit, est la frontière slovaquo-hongroise. L'autre,  entièrement slovaque, large de 3 km par endroits, s'appuie sur la digue où nous circulons. Belle ligne droite de 30 kilomètres sans une tache d'ombre,  fréquentée  par des jeunes filles en roller, et en maillot de bain... bronzage garanti.
  P5260016.JPG En regardant loin à gauche, nous distinguons à peine l'autre rive. Comme en baie de somme, une forte odeur de marée, de belles vagues soulevées par le vent, des mouettes et des goélands, rares. C'est le royaume des canards à tête rouge. Sur la droite, le bras le plus étroit  s'est séparé en une quantité d'autres bras qui serpentent entre les 2 principaux, engendrant mares et étangs, où évoluent tranquillement hérons et cigognes. En fait, cette digue est réservée aux rollers, les cyclistes doivent emprunter une autre voie, aussi lisse et large que celle-ci, mais en contre-bas, donc sans la vue unique offerte ici. Au bout de la digue, la route passe sur le fameux barrage de "Gabcikovo" et traverse le bras gauche, nommé "Privodny kanal" en amont et "Odpadovy Kanal" en aval. Nous pédalons encore 8 km pour atteindre Sap, où les 2 bras réunis forment à nouveau le seul et vrai Dunaj... C'est pourtant à ce confluent que la Donauradweg décide de s'écarter du fleuve pour divaguer dans la campagne slovaque. Nous n'avons pas d'autre choix que la suivre; à partir de Medved'ov, nous commençons à nous inquiéter de notre repas, Kl'ucovec puis Cicov. C'est dans ce dernier village que nous trouverons un bistrot sordide où nous ne pouvons nous faire comprendre, ni en anglais, ni en allemand, encore moins en français, nous n'avons bien sûr aucune connaissance de la langue slovaque...heureusement, au second bistrot, grand comme une salle des fêtes, nous arrivons à nous faire servir bières et sandwich et à payer en euro ( nous n'avons plus une seule couronne slovaque.) Nous reprenons notre route et constatons l'état de délabrement des signalisations : tous les panneaux indiquant la radweg sont cassés ou absents, nous devrons sortir la carte à chaque bifurcation et demander notre chemin aux paysans pour finalement atteindre Komarno vers 16 heures. La pancarte  Komarom, sur le pont, marque notre entrée en Hongrie. Un semblant de poste  frontière nous fait ralentir, c'est le moment que choisit Luigi pour placer une accélération et nous faire "la pancarte"  ( faire les pancartes, est un petit jeu répandu dans les sphères cyclistes, même chez les cyclotouristes, qui consiste à sprinter au passage de la pancarte indiquant l'entrée d'une ville, le sommet d'un col, ou même la sortie d'un tunnel, mais dans ce cas, cela porte un autre nom)  Et oui, les  tandemistes aussi, bien que pilotant des machines lestées de sacoches s'amusent  à cela.
A Komarom, nous nous installons à l'hôtel Kocsis. Une balade en ville avant le dîner, en terrasse et en musique.
Nous commandons deux grands plateaux pour nous quatre, chacun de ces plats comportant entrée, viande, légumes, très copieux et bon. danube-840.jpg Au dessert, impossible de rivaliser avec les coéquipières qui se cachent derrière d'énormes gâteaux  typiquement hongrois. Pour Martine : Somloi galuska, biscuit au rhum, fourré noix et raisin, surmonté de crème fouettée. Pour Brigitte : Palacsinka gundel, 2 crêpes pliées en 4, farcies à la crème de noix arrosée de chocolat chaud, Gundel est le nom d'un célèbre patissier hongrois. Aucun sentiment de culpabilité à appliquer cette maxime : " pour pédaler, il faut manger" ( proverbe hongrois)
  danube-842.jpg P5260028.JPG

Dimanche 27 mai -  15ème jour -     Komarom-Visegrad  90 km
De tous les petits-déjeûners le plus copieux et le plus varié, c'est pour aujourd'hui.  La totale méconnaissance de la langue magyare nous a conduits à répondre oui à toutes les suggestions, café, thé, pain, beurre, miel et confiture, yaourts, fromages et charcuterie,  la table se trouve bientôt entièrement couverte de plats, pots et pichets qu'il a fallu écarter pour laisser la place à l'immense  omelette au paprika, odorante et fumante, que le chef hongrois nous présente d'un air triomphant...Malgré un fort vent contraire, c'est un pur bonheur de pédaler le long de ce champ de coquelicots s'étendant à perte de vue. P5270049.JPG D'étonnants panneaux jalonnent notre route, et dans les villages, parfois, nous ne savons où poser nos roues, la piste cyclable montant sur les trottoirs, et la route n'acceptant pas les vélos. P5270054.JPG Nous arrivons bientôt en vue d'Esztergom. Luigi est devant, Philippe nous cherche dans son rétro, mais son équipage est surpris lorsque nous débouchons sur la droite pour faire "la pancarte". Ces enfantillages montrent que la fin du voyage est proche, Budapest est à moins de 100 km maintenant et nos fantaisies ne risquent pas de compromettre le raid. Nous sommes assurés d'aller au bout !
Dans la montée à la basilique, la plus grande de Hongrie, la chaîne saute de nouveau et un maillon se tord. Pour maintenant nous finirons le voyage avec le couinement. La basilique domine le palais du primat de Hongrie, le Danube et de l'autre côté la Slovaquie. P5270103.JPG A  l'intérieur, sous le dôme qui culmine à 72 m, se trouve la peinture d'autel la plus grande au monde. Franz Liszt a spécialement composé et interprété sa "messe de Gran" pour la consécration de la basilique en 1856. C'est dans le petit restaurant face à la statue de Franz Liszt , au pied de la basilique, que nous découvrons la fameuse "soupe froide aux fruits rouges", un délice. 
Nous reprenons la route en direction de Visegrad, tout excités à l'idée de dormir dans une yourte. Le "Yurta Camping" se trouve à la sortie de Visegrad, la petite route qui monte sur la droite. En effet, ça monte. Ca monte même très fort. Après 4 km de montée, nous arrivons à hauteur d'un bar-restaurant entouré d'une immense terrasse où déjeûnent encore une dizaine de personnes. Nous demandons à un serveur, bingo, c'est lui le gérant du "yurta camping", il nous indique l'endroit. Deux minutes plus tard, nous sommes devant la réception du camping, qui semble désert. Nous cherchons la yourte et ne voyons qu'une espèce de bâche blanche rafistolée avec du scotch bleu. Lorsque nous écartons un pan de bâche, une forte odeur de renfermé nous repousse. La chaleur étouffante nous empêche d'entrer, nous apercevons deux banquettes crasseuses qui doivent servir de lit. De retour au restaurant, le gérant nous assure que pour 18 heures, tout sera "nickel". Après délibération, nous choisissons de redescendre à Visegrad et de chercher un hôtel. Nous nous installons confortablement à l'hôtel Var. Le soir nous dînons dans le restau voisin : soupe à la cerise, les mêmes desserts qu'hier pour les coéquipières et  balade au bord du Danube. 
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Lundi 28 mai  16ème jour -  dernière étape !  Visegrad-Budapest  55 km

Pour pédaler sur l'île Szentendre, nous prenons le bac face à Kisoroszi, en compagnie d'un globe-trotter suisse-allemand qui nous reconnait immédiatement : "hier, vous m'avez dépassé comme une train !" P5280146.JPG
Ses projets sont assez flous, il va rouler sa bosse pendant trois mois sans suivre d'itinéraire précis... Quant à nous, nous piquons plein sud sur Budapest.
  P5280171.JPG Champs de fraise à perte de vue, nous achetons une grosse barquette au producteur avant de déjeûner à Szentendre, ville touristique, animée, et coquette. Nos tandems appuyés contre un mur ont un gros succès, ils sont photographiés et les  conversations avec nos admirateurs tournent à l' interview (!!??)
Après un ravitaillement consistant, "serbian sandwich" et glaces pour ces dames, nous effaçons les 30 derniers kilomètres du voyage et entrons dans Budapest guidés par Miklos, pilote bénévole, efficace, qui nous dépose au pied de l'immeuble sans hésitation ni cafouillage. P5280218-copie-1.JPG Nous téléphonons à Elvira, dont nous connaissons la voix, ayant eu avec elle une longue conversation en préparant ce voyage. "Prenez un pot au bar du coin, j'arrive..." Le temps pour nous de déguster une  Dreher, la bière hongroise, notre hôte nous installe dans l'appartement "obélix", idéal pour nous quatre. Nous attachons Luigi et Mémère Roberte dans la cour, pour 3 jours. Après une bonne douche, nous revêtons nos habits "civils" et Elvira nous emmène dîner chez elle, en suivant l'itinéraire qu'elle a choisi pour nous faire découvrir les beautés de la ville, en guise d'amuse-bouche, aperçu du programme qui nous attend ces 3 prochains jours. En apéritif : petits toast au pâté de pomme-de -terre et eau de vie de poire. Pour dîner, soupe froide de cerises, goulashe et gâteau au chocolat et noix de chez Gerbeaud, un nom dont on reparlera...En fin de soirée, Elvira nous appelle un taxi et nous nous quittons, avec en poche la recette de la soupe froide, tant convoitée par Philippe.

mardi 29 mai, mercredi 30 mai et jeudi 31 mai : 3 jours à Budapest
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Enumérer tout ce que l'on a pu découvrir, voir, admirer dans cette ville magnifique demanderait 10 pages...Nous retiendrons de ces 3 jours le bonheur de  flâner sur l'avenue Andrassy, de s'imprégner du grand Franz Liszt, qui est omniprésent à Budapest, statues, monuments, académie de musique. 
Les glaces succulentes de la patisserie Gerbeaud,
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les trois heures sublimes passées aux bains Széchényi, P5300716.JPG
le privilège d'assister à la représentation de Tosca, dans une loge de l'opéra. 
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Nous nous sommes sentis minuscules en déambulant dans "szoborpark", cimetière unique au monde où sont rassemblées les gigantesques statues de l'ère communiste, certaines dépassent 10 mètres de hauteur ! 
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Avons été Impressionnés par le prince Arpad, trônant au milieu de la place des héros, entouré de six autres chefs de tribu magyars, installés il y seulement mille ans dans la plaine du Danube... P5300663.jpg
Bouleversés en apprenant la signification de ces souliers abandonnés sur le quai à deux pas du parlement. 
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Frustrés de ne pouvoir entrer dans le parlement qui pourtant se visite...Quand le roi d'Espagne n'y est pas ! Mais vu de l'extérieur, qu'est-ce que c'est beau ! 
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Pris une leçon de patriotisme en découvrant l'histoire d'Imre Nagi, dont on croise l'effigie matin et soir aux quatre coins de la ville. 
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Attirés par les sons mêlés d'une vieille clarinette et d'un violon désaccordé s'élevant de cette place perdue, émus par ces deux musiciens anonymes, pas du tout virtuoses, dans leurs costumes étriqués, et hochant la tête au rythme des quelques forints qui tintaient en rebondissant sur le pavé. 
Abasourdis, par la vue offerte depuis Buda sur Pest, la rive gauche et le Parlement. 
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 Enthousiasmés par les richesses exposées dans le musée du Palais royal. Etonnés par la vitesse du  funiculaire qui descend en  30 secondes la colline de Buda.
Testé un coiffeur hongrois en lui livrant la tête de Brigitte qui doit justement se rendre au mariage ce samedi...
Fêté, en même temps que la fin du voyage, l'anniversaire de Phil au restaurant Avocado, histoire de "clôturer " les vacances en beauté...
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Nouveau projet :
Nous n'oublierons jamais ce grand fleuve, convaincus aujourd'hui qu'il a bien une âme, déjà il nous appelle pour nous offrir son autre moitié, aurons nous la force de résister, ou nous laisserons-nous tenter par ses charmes une nouvelle fois ? De Budapest jusqu'au Delta, 1500 km à travers le sud de la Hongrie, la Croatie et la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie, la Moldavie et l'Ukraine, quel programme ! Nous avons découvert 1/3 seulement de l'Eurovélo 6, trait d'union entre Atlantique et Mer Noire. Cette route relie en effet St Nazaire à Tulcea, il y a de quoi satisfaire tous ceux qui aiment le tourisme fluvial autrement qu' en bronzant sur une péniche.
Ci-dessous le tracé de l'eurovelo 6. 
Allez voir l'album photo, il y en a de nouvelles : cliquez ICI

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