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Texte Libre

" On n'a que l'bon temps qu'on s'donne "

signé : Mémère Roberte (1909-1999)

Cette devise était celle de ma Maman, que ses 6 petits enfants appelaient Mémère Roberte. Aujourd'hui cette maxime est inscrite en lettres blanches sur fond rouge, non sur la cheminée, mais sur le cadre de notre tandem...

16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 17:47

Avant de lire ce 3ème épisode, il te faut lire le 1er épisode puis le 2ème épisode.

Lundi 7 août 1933

Tain l'hermitage- St Martin en vercors. 62.5 km

Nous avons bien dormi dans ce pré dont l'herbe nous monte jusqu'aux genoux. Par bonheur, un petit ruisseau coule à proximité, aussi le matin nous barbotons dedans et la cuvette sert à s'administrer une bonne douche. Maurice s'est procuré du lait et après déjeûner nous allons de nouveau en quête de beaux paysages. Les villages traversés sont pittoresques, des troupeaux de chèvres avec quelques vaches paissent çà et là. Raymond fixe sur la pellicule Maurice qui tient ...une vache par les cornes.

A Romans s/isère, Guche fait réparer un frein et nous causons avec le mécano qui vante la route des goulets.

- Nous traversons l'Isère regardons le barrage de Pizançon qui a produit une crue de la rivière et celle-ci a inondé curieusement les environs. La cime des arbres dépasse seule des flots. La route ici est excellente et très facile, mais la chaleur commence à se faire sentir.

A St Nazaire, sur le pont, nous avons une jolie vue. D'ailleurs la région devient très intéressante et il est midi lorsque nous arrivons à Pont en Royans, avec ses vieilles maisons baties contre le rocher et la montagne qui surplombe le village. Faisant nos provisions et le plein d'eau, nous grimpons jusqu'à Ste Eulalie et là mettant nos vélos à l'ombre, dans un lavoir, nous déjeûnons tranquillement de fruits et de fromages frais, le tout arrosé d'une eau bien fraîche. Envoi de cartes postales, et à 3 heures, nous enfourchons nos machines et arrivons aux petits goulets, une succession de tunnels, puis des ouvertures sur les gorges. La route grimpe terriblement et le soleil est plus chaud que jamais, pas une miette d'ombre. La route blanche est éblouissante... Au refuge des échevis, que nous atteignons avec une joie immense, nous nous épongeons. Le terme n'est pas trop fort ! Les chemisettes sont " à tordre" et la sueur ruisselle sur notre peau. Une friction, une limonade, du linge sec et en route ! Je mets une serviette sur ma tête et je m'en trouve bien.

Nous voici au premier tunnel des Grands Goulets, Guche crève. La vue est superbe : appuyés sur le parapet, nous regardons le précipice au bas duquel serpente le torrent. Pendant plus d'une heure notre enthousiasme ne faiblit pas. On est écrasé par cette masse et on ne peut s'en faire une idée sans l'avoir vu. Quel contraste, lorsque, à la sortie des gorges on se trouve dans un paysage verdoyant où coule tranquillement un ruisseau à l'eau limpide. Nous campons dans un site vraiment savoyard, à St Martin en Vercors.        

les grands goulets

 

Pont en Royans

 

 

                                                           

   le 4éme épisode  vous contera l'étape du mardi 8 août 1933, longue de 102.5 km qui emmènera nos compères jusqu'aux portes de Chambéry...                                                                                                                                              

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Published by christian BACQUET - dans C'était hier
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commentaires

Louis-René Blaire 18/12/2006 17:24

Ah ch'Christian, picard comme moi exilé en Rhône-Alpes, et ancien complice cycliste du mur de Chériennes, de la cote d'Oneux et autres plaisanteries auxiloises, quel bonheur de voir toutes ces photos ! J'ai un formidable souvenir de ton père et je lisais avec avidité ses récits de voyage. Je me souviens lors de notre partticipation commune au BRA 75, qu'il m'avait raconté son coucours de machines 1935 (?) et sa réparation de fortune sur la vieille route du Galibier ! Elle était en contrebas sur notre droite lors de notre ascension, à ce moment là. Quelle émotion !
Au fait, je fais comment pour m'inscrire à ta newsletter ?
Bien amicalement et peut-être à un de ces jours de printemps qur les pentes du Revard, pédales aux pieds !
Louis-René